Principes du livre de Sun Tsu : "l’Art de la guerre"
Sun Tzu a dit :
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 1.
Le terrain peut se classer, suivant sa nature, en accessible, insidieux, sans influence, resserré, accidenté et « distant ».
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 2.
Un terrain aussi facilement traversable par chacune des deux parties en présence est dit accessible. Sur un tel terrain, celui qui le premier occupe au soleil une position élevée appropriée à l’acheminement de ses approvisionnements peut se battre à son avantage.
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 3.
Un terrain d’où il est facile de sortir, mais où il est difficile de revenir, est insidieux. La nature en est telle que, si l’ennemi n’est pas prêt et si l’on effectue une sortie, la victoire est possible. Si l’ennemi est prêt et si l’on sort pour attaquer, mais qu’on ne parvienne pas à vaincre, il sera difficile de revenir. On ne saurait tirer profit de ce terrain.
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 4.
Un terrain où il est également désavantageux de pénétrer pour l’ennemi et pour nous-mêmes est sans influence. La nature en est telle que, bien que l’ennemi tende un appât, je ne vais pas de l’avant, mais je tente de l’entraîner en me retirant. Une fois que j’ai attiré au-dehors la moitié de ses effectifs, je peux le frapper avec avantage.
Chang Yu : « ... Dans L’Art de la Guerre de Li Ching, on lit Sur un terrain qui n’offre d’avantage ni à une partie ni à l’autre, il faut attirer l’ennemi en feignant de se retirer, attendre que la moitié de ses effectifs soit sortie et lancer une attaque pour lui barrer la route. " »
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 5.
Si le premier j’occupe un terrain resserré, je dois bloquer les accès et attendre l’ennemi. Si c’est l’ennemi qui le premier occupe un tel terrain et bloque les défilés, je ne dois pas le suivre ; s’il ne les bloque pas complètement, je peux le faire.
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 6.
En terrain accidenté, je dois établir mes positions sur les hauteurs ensoleillées et attendre l’ennemi ’. S’il est le premier à occuper un tel terrain, je l’attire en me retirant. Je ne le suis pas.
Chang Yu « Si l’on doit être le premier à s’installer en terrain plat, à plus forte raison en est-il ainsi dans les endroits difficiles et dangereux ! Comment pourrait-on donner un tel terrain à l’ennemi ? »
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 7.
Lorsqu’on se trouve éloigné d’un ennemi d’une puissance égale à la sienne propre, il est difficile de le provoquer au combat et il n’y a rien à gagner à l’attaquer sur les positions qu’il s’est choisies .
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 8.
Tels sont les principes relatifs à six différents types de terrain. C’est la responsabilité suprême du général de s’en informer avec le plus grand soin.
Mei Yao Ch’en : « Or, la nature du terrain est le facteur fondamental pour aider l’armée à s’assurer la victoire. »
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Or, lorsque les troupes s’enfuient, qu’elles sont insubordonnées 6 ou en détresse, qu’elles s’effondrent en pleine confusion ou sont mises en déroute, c’est la faute du général. Aucun de ces désastres ne peut être attribué à des causes naturelles.
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 10.
Les autres circonstances étant à égalité, si une armée en attaque une autre dont les effectifs sont dix fois supérieurs aux siens, on aboutit à la déroute.
Tu Mu « Lorsqu’on attaque à un contre dix, il faut d’abord comparer la sagacité et la stratégie des généraux en présence, la vaillance et la lâcheté des troupes, les conditions météorologiques, les avantages offerts par le terrain, et apprécier si les troupes, dans chaque camp, sont bien nourries ou affamées, lasses ou fraîches. »
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 11.
Lorsque les troupes sont fortes et les officiers faibles, l’armée est insubordonnée.
Tu Mu « Ce verset parle de soldats et de sous-officiers indisciplinés et arrogants, et de généraux et de chefs d’armée timorés et faibles. « Au début de la période Ch’ang Ch’ing S sous la dynastie alors régnante, T’ien Pu reçut l’ordre de prendre le commandement dans le Wei afin d’attaquer Wang T’ing Ch’ou. Pu avait été élevé dans le Wei, où la population le
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Lorsque les officiers sont courageux et les troupes inefficaces, l’armée est en détresse .
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 13.
Lorsque les officiers supérieurs sont furieux et insubordonnés et que, se trouvant face à l’ennemi, ils se précipitent dans la bataille sans se demander si l’engagement a des chances d’aboutir et sans attendre les ordres du commandant en chef, l’armée s’effondre.
Ts’ao Ts’ao : « Officiers supérieurs "désigne des généraux subordonnés. Si..., pris de fureur, ils attaquent l’ennemi sans mesurer les forces en présence, alors l’armée assurément s’effondre. »
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 14.
Lorsque le général est moralement faible et que son autorité n’est pas rigoureuse, lorsque ses ordres et ses directives ne sont pas éclairés, lorsqu’il n’existe pas de règles fermes pour guider les officiers et les hommes et que les formations manquent de tenue, l’armée est désorientée.
Chang Yu « ... Chaos né de lui-même. »
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 15.
Lorsqu’un commandant en chef incapable de jauger l’adversaire utilise une force restreinte contre une force importante, ou des troupes faibles pour frapper des troupes fortes, ou bien lorsqu’il omet de choisir des troupes de choc pour l’avant-garde, on aboutit à la déroute.
Ts’ao Ts’ao « Dans ces conditions il commande des troupes vouées à la fuite. »
Chang Yu : « ... D’une manière générale, il est essentiel, dans le combat, d’utiliser des troupes d’élite comme fer de lance de l’avant-garde. D’abord, parce que ceci renforce notre propre détermination, ensuite parce que ces troupes émoussent le mordant de l’ennemi. »
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 16.
Lorsque l’une quelconque de ces conditions est remplie, l’armée est sur la voie de la défaite. C’est la responsabilité suprême du général d’examiner attentivement ces six conditions.
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 17.
La configuration des lieux peut être un atout majeur dans le combat. C’est pourquoi estimer la situation de l’ennemi et calculer les distances, ainsi que le degré de difficultés du terrain de façon à se rendre maître de la victoire, c’est l’art du général éminent. Celui qui se bat en possédant une connaissance parfaite de ces facteurs est sûr de la victoire dans le cas contraire, la défaite est assurée.
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 18.
Si la situation est de celles qui favorisent la victoire, mais que le Souverain ait donné l’ordre de ne pas attaquer, il peut passer outre.
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 19.
Et c’est pourquoi le général qui, en avançant, ne recherche pas sa gloire personnelle et, en reculant, ne se préoccupe pas d’éviter une sanction, mais a pour seul but de protéger la population et de servir l’intérêt supérieur de son Souverain, est pour l’Etat un joyau précieux.
Li Ch’uan « ... Un tel général n’est pas intéressé. »
Tu Mu « ... Il s’en trouve fort peu de cette trempe. »
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 20.
Parce qu’un tel général considère ses hommes comme ses enfants, ceux-ci l’accompagneront dans les. vallées les plus profondes. Il les traite comme ses fils bien-aimés et ils sont prêts à mourir avec lui.
Li Ch’uan « S’il chérit ses hommes de cette façon il obtiendra d’eux le maximum. Ainsi, le vicomte de Ch’u n’avait qu’un mot à dire pour que les soldats se sentent vêtus de chauds vêtements de soie. »
Tu Mu « A l’époque des Royaumes Combattants, lorsque Wu Ch’i était général, il se nourrissait et s’habillait comme le plus humble de ses hommes. Son lit n’avait pas de natte ; pendant les marches, il ne montait pas àcheval ; il portait lui-même ses rations de réserve. Il partageait avec ses troupes l’épuisement et l’effort le plus rude. »
Chang Yu « ... C’est pourquoi le Code militaire déclare Le général doit être le premier à prendre sa part des tâches pénibles et des corvées de l’armée. Dans la chaleur de l’été, il n’ouvre pas son parasol et, dans le froid de l’hiver, n’endosse pas de vêtements épais. Dans les endroits dangereux, il doit mettre ,pied à terre et aller à pied. Il attend que les puits de l’armée aient été creusés, et alors seulement il boit ; il attend pour manger que le repas de l’armée soit cuit et, pour s’abriter, que les fortifications de l’armée soient achevées . »
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 21.
Si un général se montre trop indulgent envers ses hommes, mais est incapable de les employer, s’il les aime, mais ne peut pas faire exécuter ses ordres, si les troupes sont désordonnées et s’il ne sait pas les prendre en main, elles peuvent être comparées à des enfants gâtés et elles sont inutiles.
Chang Yu « ... Si l’on ne montre que de la bienveillance, les troupes deviennent semblables à des enfants arrogants et sont inutilisables. C’est la raison pour laquelle Ts ao Ts ao se coupa les cheveux pour s’infliger un châtiment 4 Les chefs de valeur sont à la fois aimés et craints. » « C’est aussi simple que cela. »
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 22.
Si je sais que nies troupes sont capables de frapper l’ennemi, tout en ignorant que celui-ci est invulnérable, mes chances de victoire ne sont que de cinquante pour cent.
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 23.
Si je sais que l’ennemi est vulnérable, tout en ignorant que mes troupes sont incapables de le frapper, mes chances de victoire ne sont que de cinquante pour cent.
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 24.
Si je sais que l’ennemi peut être attaqué et que mes troupes sont capables de l’attaquer, mais sans me rendre compte qu’à cause de la configuration du terrain je ne dois pas attaquer, mes chances de victoire ne sont que de cinquante pour cent.
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 25.
C’est pourquoi lorsque ceux qui ont l’expérience de la guerre passent à l’action, ils ne commettent pas d’erreur lorsqu’ils agissent, leurs moyens sont illimités.
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Le Terrain- 26.
Et c’est pourquoi je dis « Connaissez l’ennemi, connaissez-vous vous-même, votre victoire ne sera jamais menacée. Connaissez le terrain, connaissez les conditions météorologiques, votre victoire sera alors totale. »
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