Livre de Sun Tsu, L’Art de la Guerre : Manoeuvre

VII Manoeuvre, L’Art de la Guerre

Livre de stratégie sur les chemins d’Hermès

Sun Tsu

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Rien n’est plus difficile que l’art de la manoeuvre. La difficulté en cette manière consiste à faire d’une voie tortueuse la route la plus directe et à changer la malchance en avantage
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07. Livre de Sun Tsu, L’Art de la Guerre : Manoeuvre
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L’Académie d’Hermès


Principes du livre de Sun Tsu : "l’Art de la guerre"

Sun Tzu a dit :

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 1.

Généralement Normalement, lorsqu’il est fait usage de la force armée, le général reçoit d’abord les ordres du souverain. Il rassemble les troupes et mobilise la population. Il fait de l’armée un tout homogène et harmonieux et l’installe dans son camp.

Li Ch’uan « Il reçoit le mandat du souverain et, se conformant aux délibérations tenues en vue de la victoire par les conseils du temple, assure respectueusement l’exécution des châtiments ordonnés par le Ciel.  »

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 2.

Rien n’est plus difficile que l’art de la manoeuvre. La difficulté en cette manière consiste à faire d’une voie tortueuse la route la plus directe et à changer la malchance en avantage.

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 3.

Ainsi, avancez par des voies détournées et distrayez l’ennemi en l’appâtant. Grâce à ce procédé, il se peut que, parti après lui, vous arriviez avant. Qui est capable d’agir ainsi comprend la stratégie du direct et de l’intellect.

Ts’ao Ts’ao « ... Donnez l’impression d’être éloigné. Vous pouvez vous mettre en route après l’ennemi et arriver avant lui parce que vous savez comment estimer et calculer les distances.  »

Tu Mu : « Celui qui veut marquer un point suit un itinéraire long et tortueux et il le transforme en voie courte. Il tourne l’infortune à son avantage. Il trompe et abuse l’ennemi, afin de l’inciter à la temporisation et à la négligence, puis il avance promptement.  »

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 4.

Or, l’avantage et le danger sont tous deux inhérents à la manoeuvre.

Ts’ao Ts’ao : « Le spécialiste en tirera profit pour celui qui ne l’est pas, elle est dangereuse.  »

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 5.

Celui qui lance l’armée tout entière à la poursuite d’un avantage ne l’obtiendra pas.

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 6.

S’il abandonne le camp afin de disputer l’avantage, le matériel sera perdu.

Tu Mu : « Si l’on se déplace avec tous les impedimenta, le matériel voyagera lentement et on ne gagnera pas l’avantage. Si on laisse derrière soi les bagages lourds et que l’on avance à marches forcées avec les troupes légères, il est à redouter que les bagages ne soient perdus.  »

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 7.

Il s’ensuit que, lorsqu’on enroule l’armure et qu’on se met en route à grande allure, ne s’arrêtant ni jour ni nuit, et que l’on parcourt cent li en brûlant une étape sur deux, les trois chefs d’armée seront capturés. Car les troupes robustes arriveront les premières et les faibles traîneront derrière en débandade, en sorte que, si cette méthode est utilisée, un dixième seulement de l’armée arrivera.

Tu Mu : « ... Normalement une armée parcourt trente li par jour, ce qui constitue une étape. Lors d’une marche forcée correspondant à deux fois cette distance, elle franchit deux étapes. L’on ne peut franchir cent h qu’en ne se reposant ni jour ni nuit. Si l’avance s’effectue à ce rythme, les hommes seront faits prisonniers... Lorsque Sun Tzu dit que, si cette méthode est appliquée, seul un soldat sur dix arrivera, il veut dire que, lorsqu’il n’y a pas d’autre solution et qu’on doit à tout prix se battre pour gagner une position avantageuse, on choisit un homme sur dix, le plus vigoureux, pour l’envoyer à l’avant, tandis que les neuf autres suivent à l’arrière-garde. Ainsi, sur dix mille hommes vous en choisissez mille, qui arriveront à l’aube. Les autres arriveront sans discontinuer, les uns àla fin de la matinée et les autres au milieu de l’après-midi, en sorte qu’aucun ne sera épuisé et que tous, les uns après les autres, viendront rejoindre les premiers arrivés. Leur pas résonne sans interruption. Lorsqu’on se bat pour l’avantage, ce doit être pour un point stratégique vital, Dans ce cas, un millier d’hommes à peine suffira pour défendre celui-ci en attendant qu’arrive le reste de l’armée. »

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 8.

Si l’on progresse par une marche forcée de cinquante hi, le commandant de l’avant-garde tombera et seule la moitié de l’armée arrivera. Dans le cas d’une marche forcée de trente hi, les deux tiers seulement arriveront ».

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 9.

Il s’ensuit qu’une armée qui manque d’équipement lourd, de fourrage, de nourriture et de matériel sera perdue.

Li Ch’uan : « ...rotection à l’aide de cloisons métalliques est moins importante que le grain et la nourriture. »

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 10.

Ceux qui ignorent les conditions géographiques montagnes et forêts, défilés périlleux, marais et marécages - ne peuvent conduire la marche d’une armée.

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 11.

Ceux qui n’ont pas recours aux guides locaux sont dans l’impossibilité de tirer parti du terrain.

Tu Mu : « Le Kuan Tzu dit :" D’une façon générale le chef d’armée doit à l’avance se familiariser à fond avec les cartes de façon à connaître les passages dangereux pour les chars et pour les chariots, ceux où l’eau est trop profonde pour les véhicules, les cols des montagnes connues’, les principaux fleuves, l’emplacement des hautes terres et des collines, les endroits où les joncs, les forêts et les roseaux sont luxuriants, la longueur des routes, l’importance des cités et des villes, les cités bien connues et celles qui sont abandonnées, et les lieux où existent des vergers luxuriants. Toutes ces données, il faut les connaître, de même que le tracé exact des lignes de démarcation. Tous ces faits, le général doit les emmagasiner dans sa mémoire ; c’est seulement à cette condition qu’il ne perdra pas l’avantage du terrain.  »

Li Ch’ing a dit : « ... Nous devons choisir les officiers les plus courageux et ceux qui sont les plus intelligents et les plus zélés et, recourant à des guides locaux, franchir en secret les montagnes et les forêts sans bruit et en dissimulant nos traces. Tantôt nous fabriquons des pattes d’animaux artificielles et nous les chaussons, tantôt nous adaptons à nos couvre-chefs des oiseaux factices et nous nous cachons tranquillement dans des buissons épais. Ensuite nous prêtons l’oreille aux sons lointains et nous clignons des yeux pour mieux voir. Nous gardons l’esprit attentif à toute occasion qui serait bonne à saisir. Nous observons les indices atmosphériques, nous cherchons dans les cours d’eau d’éventuelles traces d’un passage à gué de l’ennemi et nous guettons l’agitation des arbres qui dénote son approche. >

Ho Yen Hsi ... Or si, ayant reçu l’ordre d’entrer en campagne, nous nous hâtons vers une terre inconnue où l’influence de la civilisation n’a pas pénétré et où les communications sont coupées, et si nous nous engouffrons dans ces défilés, n’est-ce pas difficile ? Si j’avance avec une armée isolée l’ennemi m’attend, sur ses gardes. Car les situations respectives de l’attaquant et de celui qui se défend diffèrent considérablement. A plus forte raison lorsque l’ennemi s’applique tout entier à la ruse et emploie de nombreux stratagèmes ! Si nous n’avons pas établi de plan, nous fonçons tête baissée. En bravant les périls et en pénétrant dans des endroits dangereux, nous nous exposons au désastre d’être pris au piège ou inondés. Avançant comme des hommes ivres, nous risquons de nous trouver plongés dans un combat imprévu. Lorsque nous faisons halte, le soir, nous sommes inquiétés par de fausses alertes si nous avançons en hâte et sans préparation, nous tombons dans des embuscades. Cest ce qui s’appelle précipiter une armée d’ours et de tigres dans le pays de la mort. Comment pouvons-nous venir à bout des fortifications des rebelles ou chasser l’ennemi de ses repaires trompeurs ?

« C’est pourquoi, sur le territoire de l’ennemi, les montagnes, les fleuves, les hautes terres, les basses terres et les collines qu’il peut défendre en tant que points stratégiques, les forêts, les roseaux, les joncs et les herbes plantureuses où il peut se dissimuler, la longueur des routes et des sentiers, la superficie des cités et des villes, l’étendue des villages, la fertilité ou l’aridité des champs, la profondeur des ouvrages d’irrigation, l’importance du matériel, l’ampleur de l’armée adverse, le tranchant des armes, tout cela doit être parfaitement connu. Alors nous avons l’oeil sur l’ennemi et il peut être pris facilement.  »

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 12.

Or, la guerre est fondée sur la tromperie. Déplacez-vous lorsque c’est votre intérêt et créez des changements de situation par des dispersements et des concentrations de forces.

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 13.

En campagne, soyez rapide comme le vent ; lorsque vous avancez par petites étapes, majestueux comme la forêt ; dans l’incursion et le pillage, semblable au feu ; à l’arrêt, inébranlable comme les montagnes 10 Aussi insondable que les nuages, déplacez-vous comme la foudre.

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 14.

Lorsque vous pillez une région, répartissez vos forces ". Lorsque vous conquérez un territoire, répartissez les profits.

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 15.

Pesez la situation puis agissez.

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 16.

Celui qui connaît l’art de l’avance directe et indirecte sera victorieux. Tel est l’art de la manoeuvre.

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 17.

Le Livre de l’Administration militaire dit « Comme la voix humaine est inaudible pendant le combat, on utilise des tambours et des cloches. Comme les troupes ne peuvent se voir clairement pendant le combat, on utilise des drapeaux et des étendards.

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 18.

Or, les gongs et les tambours, les drapeaux et les étendards sont utilisés pour faire converger en un point l’attention des troupes. Lorsque les troupes peuvent être unies de cette façon, le brave ne peut avancer seul, ni le poltron reculer. Tel est l’art de conduire une armée.

Tu Mu : « ... La Loi militaire déclare Ceux qui, lorsqu’ils doivent avancer, ne le font pas et ceux qui, lorsqu’ils doivent se retirer, ne le font pas, sont décapités ».

« Alors que Wu Ch’i se battait contre le Ch’in, il y avait un officier qui, avant le choc des armées, ne put contenir son ardeur. Il s’avança, trancha une paire de têtes et fit demi-tour. Wu Ch’i ordonna qu’il fût décapité.

« Le Chef d’état-major de l’armée le réprimanda en ces termes Cet homme est un officier de talent ; vous ne devriez pas le faire décapiter. " Wu Ch’i répliqua " Je ne mets pas en doute ses talents d’officier, mais il est désobéissant.

« Là-dessus il le fit décapiter.  »

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 19.

Pour le combat de nuit, utilisez un grand nombre de torches et de tambours ; pour le combat de jour, un grand nombre de drapeaux et d’étendards, afin de frapper les yeux et les oreilles de nos troupes.

Tu Mu « ... De même que les formations importantes en comprennent de plus petites, de même les camps importants en englobent de plus petits. L’avant-garde, l’arrière-garde, l’aile droite et l’aile gauche ont chacune leur camp propre. Tous ces camps distincts sont disposés en cercle autour du quartier général du commandant en chef, situé au centre. Les divers angles s’imbriquent les uns dans les autres, de telle façon que le camp, dans son ensemble, rappelle par sa forme la constellation de Pi Lei.

« La distance qui sépare les différents camps ne dépasse pas cent pas et n’est pas inférieure à cinquante. Les routes et les sentiers se rejoignent de manière à permettre aux troupes d’évoluer. Les fortifications se font face, de sorte que chacun peut aider les autres en fournissant arcs et arbalètes.

« A chaque croisement se dresse un petit fort ; au sommet est empilé du bois de chauffage ; à l’intérieur sont dissimulés des tunnels. Par des échelles on accède au sommet où sont postées des sentinelles. Si l’une d’elles, après la nuit tombée, entend le roulement du tambour des quatre côtés du camp, elle allume le feu d’alarme. C’est pourquoi, si l’ennemi attaque de nuit, il peut arriver qu’il force les portes, mais partout il existe de petits camps, chacun fortement défendu, et à l’est, à l’ouest, au nord et au sud, il ne sait pas lequel attaquer.

« Dans le camp du commandant en chef ou dans les camps de moindre envergure, ceux qui les premiers savent que l’ennemi est là le laissent entrer avec toutes ses troupes. Ensuite ils battent du tambour et tous les camps répondent. A tous les petits forts s’allument des feux d’alarme, grâce auxquels il fait clair comme en plein jour. Là-dessus les officiers et les hommes ferment les portes des camps ; ils se postent aux fortifications et, du haut de Cet observatoire, surveillent l’ennemi. Des arcs et arbalètes de grande puissance tirent dans toutes les directions...

« Pour nous, il n’y a qu’une ombre à ce tableau, c’est que l’ennemi n’attaquera pas la nuit, car, s’il le fait, il est sûr d’avoir le dessous.  »

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 20.

Or, il peut arriver qu’une armée soit dépouillée de son moral et son chef privé de son courage.

Ho Yen Hsi « ... Wu Ch’i a dit La responsabilité d’une armée d’un million de soldats repose sur un seul homme. C’est lui qui est le ressort de son moral. "  »

Mei Yao Ch’en « ... Si une armée a été dépouillée de son moral, son général, à son tour, perdra la foi.  »

Chang Yu « La foi est ce par quoi le général domine. Or, l’ordre et la confusion, le courage et la lâcheté sont autant de qualités régies par la foi. C’est pourquoi celui qui est expert dans l’art de tenir l’ennemi sous sa coupe le contrecarre, puis il se porte contre lui. Il le pousse à bout pour l’égarer et le harcèle pour le rendre craintif. Ainsi, il lui fait perdre la f@i, et toute aptitude à former des plans.

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 21.

Le matin de bonne heure, on se sent plein de fougue ; au cours de la journée, Je zèle se ralentit et, le soir, les pensées se tournent vers le pays

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 22.

Et c’est pourquoi les spécialistes de l’art militaire évitent l’ennemi lorsqu’il est ardent ; ils l’attaquent lorsqu’il est amolli et que ses soldats ont le mal du pays. Voici ce qui s’appelle avoir en main le facteur « moral ».

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 23.

En bon ordre ils attendent un ennemi désordonné, et dans la sérénité un ennemi vociférant. Voici ce qui s’appelle avoir en main le facteur « esprit ».

Tu Mu « Dans la sérénité et la fermeté ils ne sont pas abattus par les événements.  »

Ho Yen Hsi « Pour le général qui doit seul, avec subtilité, exercer son autorité sur une armée d’un million d’hommes contre un ennemi dont la férocité égale celle des tigres, les avantages et les désavantages s’entremêlent. En face d’innombrables changements, il doit être prudent et souple ; il doit garder présentes à l’esprit toutes les possibilités. A moins d’avoir le coeur ferme et le jugement clair, comment pourrait-il faire face aux circonstances sans perdre la tête ? Et comment régler les affaires sans se laisser dérouter ? Lorsque inopinément il se heurte à de graves difficultés, comment pourrait-il ne pas s’alarmer ? Comment pourrait-il, sans s’embrouiller, avoir la haute main sur une infinité de problème ?  »

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 24.

Près du champ de bataille, ils attendent un ennemi qui vient de loin, au repos un ennemi épuisé, avec des troupes bien nourries, des troupes affamées. C’est ce qui s’appelle avoir en main le facteur « conditions matérielles ».

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 25.

Ils n’attaquent pas un ennemi qui avance avec des étendards bien rangés, ni celui dont les formations s’alignent dans un ordre impressionnant. C’est ce qui s’appelle avoir en main le facteur « opportunité ’  »

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 26.

L’art de commander consiste donc, lorsque l’ennemi occupe des positions élevées, à ne pas l’affronter et, lorsqu’il est adossé aux collines, à ne pas s’opposer à lui.

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 27.

Lorsqu’il fait semblant de fuir, ne poursuivez pas.

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 28.

N’attaquez pas ses troupes d’élite.

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 29.

Ne vous jetez pas goulûment sur les appâts qui vous sont offerts.

Mci Yao Ch’en « Le poisson qui convoite l’appât est pris ; les troupes qui convoitent l’appât sont défaites.  »

Chang Yu : « Selon les Trois Stratégies :" Sous l’appât parfumé il y aura certainement un poisson pris à l’hameçon .  »

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 30.

Ne barrez pas. la route à un ennemi qui regagne ses foyers.

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 31.

A un ennemi cerné il faut laisser une issue.

Tu Mu : « Montrez-lui qu’il lui reste une planche de salut et ainsi mettez-lui dans l’esprit qu’il existe une solution autre que la mort. Puis frappez.  »

Ho Yen Hsi : « Alors que Ts’ao Ts’ao investissait Hu Kuan, il donna cet ordre : Lorsque la ville sera prise, les défenseurs seront enterrés. "Mois après mois la ville tenait bon. Ts’ao Jen dit : Lorsqu’une ville est investie, il est essentiel de laisser entrevoir aux assiéges une possibilité de survie. Or, Monseigneur, comme vous leur avez dit de combattre jusqu’à la mort, chacun se battra pour sauver sa peau. La ville est puissante et elle possède d’abondantes réserves de nourriture. Si nous l’attaquons, un grand nombre d’officiers et d’hommes seront blessés. Si nous persévérons dans cette voie, cela prendra de longs jours. Dresser le camp sous les murs d’une ville puissante et attaquer des rebelles décidés à se battre jusqu’à la mort, ce n’est pas un plan judicieux !

Ts’ao Ts’ao suivit ce conseil, et la ville se soumit.  »

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 32.

Ne poussez pas à bout un ennemi aux abois.

Tu Yu : « Le prince Fu Ch’ai a dit : Les bêtes sauvages, lorsqu’elles sont aux abois, se battent avec l’énergie du désespoir. Combien ceci est plus vrai encore, s’agissant des hommes ! S’ils savent qu’il n’y a pas d’autre solution, ils se battront jusqu’à la mort. « Pendant le règne de l’empereur Hsuan de la dynastie Han, Chao Ch’ung Kuo réprimait un soulèvement de la tribu des Ch’iang. Les Ch’iang virent son armée nombreuse ils se débarrassèrent de leurs bagages lourds et partirent pour passer à gué le fleuve Jaune. La route traversait d’étroits défilés et Ch’ung Kuo poussait devant lui les Ch’iang, sans excès.

« Quelqu’un dit : Nous poursuivons un grand avantage mais nous avançons lentement.

« Ch’ung Kuo répondit : Ils sont dans une situation désespérée. Je ne peux pas les talonner. Si je les pousse avec modération, ils s’en iront sans tourner la tête. Si je les serre de près, ils se retourneront contre nous et se battr3nt jusqu’à la mort.

« Tous les généraux dirent : « Merveille »

Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Manoeuvre - 33.

Voici comment il faut conduire les troupes.