Principes du livre de Sun Tsu : "l’Art de la guerre"
Sun Tzu a dit :
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Approximations - 1.
Généralement, dans la guerre, la meilleure politique, c’est de prendre l’Etat intact ; anéantir celui-ci n’est qu’un pis-aller.
Li Ch’uan : « N’encouragez pas le meurtre. »
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Capturer l’armée ennemie vaut mieux que de la détruire ; prendre intact un bataillon, une compagnie ou une escouade de cinq hommes vaut mieux que de les détruire.
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En effet, remporter cent victoires en cent batailles n’est pas le comble du savoir-faire.
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Ce qui, donc, est de la plus haute importance dans la guerre, c’est de s’attaquer à la stratégie de l’ennemi.
Tu Mu : « Le Grand Duc a dit Celui qui excelle à résoudre les difficultés les résout avant qu’elles ne surgissent. Celui qui excelle à vaincre ses ennemis triomphe avant que les menaces de ceux-ci ne se concrétisent. »
Li Ch’uan : « Attaquez-vous aux plans dès leur principe. Sous les Han de la seconde dynastie, K’ou Hsun encercla Kao Chun’ Chun envoya son officier chargé de la planification, Huang Fu Wen, pour parlementer. Huang Fu Wen était obstiné et grossier. K’ou Hsun le fit décapiter et en informa Kao Chun en ces termes : « Votre officier d’état-major manquait de savoir-vivre. Je l’ai fait décapiter. Si vous souhaitez vous soumettre, faites-le immédiatement, sinon défendez-vous. » Le jour même, Chun rompit ses fortifications et se rendit.
« Tous les généraux de K’ou Hsun dirent Comment ! Vous avez tué son envoyé et cependant vous l’avez obligé à remettre les clefs de sa ville ! Est-il possible ?
« K’ou Hsun dit "Huang Fu Wen était le bras droit de Kao Chun, son conseiller privé. Si je l’avais épargné, il aurait mené à bien ses desseins, mais, en le tuant, j’ai privé Kao Chun de son bras droit. Il est dit ’ Le suprême raffinement dans l’art de la guerre, c’est de s’attaquer aux plans de l’ennemi.
« Tous les généraux dirent " Ceci dépasse notre entendement. " »
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Le mieux, ensuite, c’est de lui faire rompre ses alliances.
Tu Yu « Ne laissez pas vos ennemis s’unir. »
Wang Hsi « Examinez la question de ses alliances et provoquez-en la rupture et la dislocation. Si un ennemi possède des alliés, le problème est grave et la position de l’ennemi forte ; s’il n’en a pas, le problème est mineur et sa position faible. »
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A défaut, le mieux est d’attaquer son armée.
Chia Lin « Le Grand Duc a dit Celui qui se bat pour la victoire l’épée nue n’est pas un bon général. »
Wang Hsi « Les batailles sont des affaires dangereuses. »
Chang Yu « Si vous ne pouvez pas étouffer ses desseins dans l’oeuf, ni briser ses alliances lorsqu’elles sont Sur le point d’être conclues, aiguisez vos armes afin de remporter la victoire. »
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La pire politique consiste à attaquer les villes. N’attaquez les villes que lorsqu’il n’y a pas d’autre solution.
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La préparation des véhicules cuirassés et celle des armes et équipements demandent au moins trois mois ; les travaux de remblayage nécessaires pour dresser des talus contre les murs, trois mois encore.
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Si le général est incapable de contenir son impatience et s’il ordonne à ses hommes de s’agglomérer aux alentours du mur comme un essaim d’abeilles, un tiers d’entre eux seront tués sans que la ville soit prise. Telle est la fatalité qui s’attache à des attaques de ce genre.
Tu Mu : « Vers la fin de la dynastie des Wei, l’empereur T’ai Wu conduisit cent mille hommes à l’attaque du général des Sung, Tsang Chih, à Yu T’ai. L’empereur demanda d’abord du vin à Tsang Chih’. Tsang Chih scella un pot plein d’urine et le lui envoya. T’ai Wu, fou de rage, attaqua aussitôt la ville, ordonnant à ses troupes d’escalader les murs et d’engager le corps à corps. Les cadavres s’entassèrent jusqu’au haut des murs et au bout de trente jours le nombre des morts représentait plus de la moitié des effectifs Wei."
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Ainsi, ceux qui sont experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemie sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un Etat sans opérations prolongées.
Li Ch’uan : « Ils vainquirent par la stratégie. Sous la seconde dynastie des Han, Tsan Kung, marquis de Tsan, encercla les rebelles Yao à Yuan Wu, mais pendant plusieurs mois il fut incapable de prendre la ville . Ses officiers et ses hommes étaient malades et couverts d’ulcères. Le roi de Tung Hai dit à Tsan Kung : A présent, vous avez massé vos troupes et encerclé l’ennemi, qui est décidé à combattre jusqu’à la mort. Ceci, ce n’est pas de la stratégie ! Vous devriez lever le siège. Faites-leur savoir qu’une issue est ouverte ; ils s’enfuiront et se disperseront. Alors il suffira d’un garde champétre pour les capturer ! Tsan Kung suivit ce conseil et prit Yuan Wu. »
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Votre but doit être de prendre intact « Tout ce qui est sous le Ciel ». De cette façon vos troupes resteront fraîches et votre victoire sera totale. Tel est l’art de la stratégie offensive.
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En conséquence, l’art de mener les troupes au combat consiste en ceci : Lorsque vous possédez la supériorité à dix contre un, encerclez l’ennemi.
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A cinq contre un, attaquez-le.
Chang Yu : « Si je suis cinq fois plus fort que l’ennemi, je le tiens en alerte sur ses avants, je le surprends sur ses arrières, je l’ébranle à l’est et je le frappe à l’ouest. »
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A deux contre un, divisez-le.
Tu Yu : « ... Si une supériorité de deux contre un ne suffit pas pour avoir la situation en main, nous utilisons la force de diversion pour diviser l’armée. C’est pourquoi le Grand Duc a dit : Quiconque est incapable d’agir sur l’ennemi pour diviser ses forces ne saurait parler de tactiques d’exception. »
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Si vous êtes de force égale, vous pouvez engager le combat.
Ho Yen Hsi : « ... Dans ces conditions, seul le général compétent peut vaincre. »
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Lorsque, numériquement, vous avez le dessous, soyez capable de battre en retraite.
Tu Mu « Si vos troupes sont en état d’infériorité, évitez temporairement de laisser l’ennemi prendre l’initiative de l’attaque. Par la suite, vous pourrez probablement tirer parti d’un point faible. Vous réveillerez alors toutes vos énergies et rechercherez la victoire avec une ferme détermination. »
Chang Yu « Si l’ennemi est fort et moi faible, je me retire momentanément et je me garde de tout engagement - ceci lorsque les compétences des généraux et l’efficacité des troupes sont à égalité.
« Si je suis en possession de tous mes moyens et l’ennemi dans le désarroi, si mes troupes ont du ressort et si les siennes sont apathiques, alors, même s’il est supérieur en nombre, je peux livrer bataille. »
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Et si vous êtes inférieur en tous points, soyez capable de vous dérober, car une petite armée est une proie facile pour une plus puissante.
Chang Yu « ... Mencius a dit Le petit ne peut certainement pas égaler le grand, non plus que le faible se mesurer au fort, ni les peu nombreux à la multitude. »
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Or le général est le protecteur de l’Etat. Si cette protection s’étend à tout, l’Etat sera sûrement fort. Si elle présente des lacunes, l’Etat sera certainement faible.
Chang Yu « ... Le Grand Duc a dit : « Un souverain qui arrive à mettre la main sur la personne qualifiée connaît la prospérité. Celui qui n’y parvient pas sera anéanti.
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Il faut savoir que, pour un souverain, il existe trois moyens d’attirer l’infortune sur son armée. C’est de procéder comme suit :
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Ignorant que l’armée ne doit pas avancer, ordonner une avance ou bien, ignorant qu’elle ne doit pas reculer, ordonner un recul. C’est ce qu’on appelle « mettre l’armée dans un mauvais pas. »
Chia Lin « L’avance et le retrait de l’armée peuvent être soumis aux décisions prises par le général selon les circonstances. Il n’est pas de pire calamité que des ordres émanant du souverain qui siège à la cour. »
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Approximations - 21.
Ignorant tout des affaires militaires, participer à leur administration. Ceci désoriente les officiers.
Ts’ao Ts’ao « ... Une armée ne peut pas être régie par des règles de bienséance. »
Tu Mu « En ce qui concerne les convenances, les lois et les décrets, l’armée a son propre code, qu’elle respecte généralement. Si l’on aligne celui-ci sur les règles qui président au gouvernement d’un Etat, les officiers seront tout déroutés. »
Chang Yu « La bonté et la justice peuvent servir au gouvernement d’un Etat mais non à l’administration d’une armée. La promptitude et la souplesse servent à administrer une armée mais ne peuvent servir à gouverner un Etat. »
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Approximations - 22.
Ignorant tout des problèmes de commandement, avoir part à l’exercice des responsabilités. Ceci tue la confiance dans l’esprit des officiers.
Wang Shi « Si une personne ignorante des questions militaires est envoyée pour prendre part à la gestion de l’armée, chaque mouvement éveillera désaccord et frustration réciproque et l’armée tout entière sera paralysée. C’est pourquoi Pei Tu présenta une requête au trône pour faire révoquer le Contrôleur de l’armée c’est seulement ensuite qu’il fut en mesure de pacifier Ts’ao Chou . »
Chang Yu « Récemment, des courtisans se sont vu confier les fonctions de Contrôleur de l’armée et c’est là que précisément réside l’erreur. »
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Si l’année est désemparée et défiante, les souverains des pays voisins susciteront des difficultés. C’est le sens du proverbe « La confusion dans l’armée aboutit à la victoire de l’adversaire »
Meng « ... Le Grand Duc a dit Celui qui n’a pas clairement conscience de ses objectifs ne sait pas riposter à l’ennemi. »
Li Ch’uan « ... Il ne faut pas se tromper sur le choix de la personne à qui le commandement est confié... Lin Hsiang Ju, Premier ministre du Chao, a dit Chao Kua ne sait que lire les livres de son père, et jusqu’à présent il est absolument incapable d’établir des corrélations entre les changements de circonstances. Or Votre Majesté, à cause de son nom, le désigne comme commandant en chef. Agir ainsi, c’est coller les chevilles d’un luth et essayer ensuite de l’accorder.
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Il faut savoir qu’il existe cinq cas dans lesquels la victoire est prévisible :
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Celui qui sait quand il faut combattre et quand il ne le faut pas sera victorieux.
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Celui qui sait comment utiliser une armée importante et une armée restreinte sera victorieux.
Tu Yu « Au cours d’un conflit, il est des cas où ceux qui ont pour eux le nombre ne peuvent pas attaquer une poignée d’hommes, et d’autres où le faible peut avoir raison du fort. Celui qui est capable d’agir sur cette sorte de circonstances sera victorieux. »
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Celui dont les troupes sont unies autour d’un objectif commun sera victorieux.
Tu Yu « C’est pourquoi Mencius a dit La saison appropriée compte moins que les avantages offerts par le terrain ; ceux-ci, à leur tour, comptent moins que l’harmonie des relations humaines . »
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Approximations - 28.
Celui qui est prudent et attend un ennemi qui ne l’est pas sera victorieux.
Ch’en Hao : « Constituez une armée invincible et attendez le moment où l’ennemi sera vulnérable. »
Ho Yen Hsi « ... Un noble a dit Compter sur des paysans et ne pas faire de préparatifs est le plus grand des crimes ; être prêt d’avance à toute éventualité est la plus grande des vertus. »
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Approximations - 29.
Celui qui a des généraux compétents et à l’abri de l’ingérence du souverain sera victorieux.
Tu Yu « ... C’est pourquoi maître Wang a dit :
Prendre des rendez-vous, c’est du ressort du souverain ; décider en matière de combat, c’est du ressort du général. »
Wang Hsi « ... Un souverain doué d’une personnalité et d’une intelligence supérieures doit être capable de reconnaître l’homme qui convient, il doit lui confier les responsabilités, et attendre les résultats. »
Ho Yen Hsi « ... Or, dans la guerre, il peut se produire cent changements au cours de chaque étape. Lorsqu’on voit que c’est possible on avance ; lorsqu’on voit que les choses sont difficiles, on se retire. Dire qu’un général doit attendre les ordres d’un souverain dans ces circonstances, c’est comme informer un supérieur que vous voulez éteindre un feu. Avant que n’arrive l’ordre s’y rapportant les cendres sont froides. Et il est dit que dans de telles circonstances on doit consulter l’inspecteur général de l’armée ! C’est comme si, pour construire une maison le long de la route, on prenait conseil des passants. Evidemment, le travail ne serait jamais achevé.
« Serrer la bride à un général compétent tout en lui demandant de supprimer un ennemi rusé, c’est attacher le Lévrier Noir des Han et ensuite lui donner l’ordre d’attraper des lièvres insaisissables. Où est la différence ? »
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Voilà les cinq cas précis où la route de la victoire est connue.
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Approximations - 31.
C’est pourquoi je dis « Connaissez l’ennemi et connaissez-vous vous-même ; en cent batailles vous ne courrez jamais aucun danger. »
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Approximations - 32.
Quand vous ne connaissez pas l’ennemi mais que vous vous connaissez vous-même, vos chances de victoire ou de défaite sont égales.
Sur les chemins d’Hermès, L’Art de la Guerre de Sun Tsu- livre III : Approximations - 33.
Si vous êtes à la fois ignorant de l’ennemi et de vous-même, vous êtes sûr de vous trouver en péril à chaque bataille.
Li Ch’uan « De tels hommes s’appellent des fous criminels ". A quoi peuvent-ils s’attendre sinon à la défaite ? »
Commentaires sur Livre de Sun Tsu, L'Art de la Guerre : La statégie offensive
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