
Traduction par Cristale :
Le mépris de la vie et du monde
s’élèvent si fort par leur esprit, qu’ils voient clairement et contemplent ce souverain bien, qui est Dieu.
Lequel contemplant, n’estiment autre chose la vie de ce monde, qu’une misère et angoisse : et ainsi en déprisant et mettant jus tous attraits voluptueux et délices mondaines, tant corporelles qu’incorporelles, sont seulement transportés en contemplation d’un seul Dieu. Car telle contemplation, qui se fait par ce divin bassin, qui est notre âme, n’est autre chose que l’intelligence et connaissance des choses divines.
Tat : Certes donc, mon père, j’ai grand désir d’être à quelque fois nettoyé de l’eau de ce bassin.
Trismégiste : Crois mon fils, que si tu ne hais ton corps, tu ne pourras aimer toi-même, des lors acquerras entendement et esprit, et par ce moyen incontinent auras science.
Tat : Comment dites vous cela mon père ?
Trismégiste : A cause mon fils qu’il est impossible pouvoir entendre, et avoir égard à deux choses ensemble, l’une mortelle, et l’autre divine. Car comme entre toutes choses de ce monde en soit trouve deux, l’une corporelle, et l’autre incorporelle, et la première mortelle, et la seconde divine soit communément appelée, il se fait que par l’élection et amour de l’une, nous perdions l’autre, toutes et quantesfois que nous laissons
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