
Traduction par Cristale :
Le langage allégorique (analogie).
discurrentes ( ?). Des ces ames donc, il y a diverses mutations et chângemens, partie en meilleure condition, partie en contraire. Car aucunes y a de celles des reptiles, qui se changent en aquatiques, et de celles des aquatiques en terrestres, de celles des terrestres en celles des oyseaux, de celles qui habitêt en l’air en celles des hommes. En après celles des hommes, qui sont immortelles, en celles des Anges : lesquelles finablement revolent en l’heureuse compagnie de ceux qui on iouissance de Dieu. Ce qu’est la supreme gloire de l’ame.
Mais l’ame tombée en corps humain, si elle persevere en mal, elle ne gouste aucune chose d’immortalité, ny n’a fruition [1] d’aucun bien : mais son cours finablement revolu, est precipitée de hault en bas, es infernales contrées. Ce que certes est le iugement et peine de l’ame meschante et depravée. La pravité de laquelle n’est autre chose que ignorance. Car ignorant les choses de nature, et le supreme bien, ne fait qeu s’envelopper est passions de ce corps. L’ame du diable pareillement en ceste maniere corrompuë, et ignorant soy mesme, est à plusieurs corps abietz, et autres monstres diformes et infectz asservie.
Elle traine son corps çà et là, comme un pesant fardeau, non estant maistresse de luy, mais pour son ignorance subiuguée et maistrisée. Au contraire la vertu de l’ame, gist en la cognoissance de Dieu. Car à la verité, celuy
[1] Jouissance
Commentaires sur Livre d'Hermès : le langage allégorique (analogie)
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