Livre d’Hermès : le Bien ne peut être dans ce qui est créé

Livre d’Hermès Trismégiste.

Corpus Hermeticum version XVIème siècle

Lug Alc

Livre du corpus hermeticum d’Hermès Trismégiste dans sa version du XVIème siècle, par privilege du Roy,Hermès, le bien ne peut être dans ce qui est créé.

Car en toute autre chose, ou soit petite, ou soit grande, gît une chacune des susdites : et mêmement en celles, qui sont selon et en celui, qui est le plus grand et le plus puissant de tous autres animaux
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67. Livre d’Hermès : le Bien ne peut être dans ce qui est créé
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Corpus Hermeticum de 1557 - 187 ko
Corpus Hermeticum de 1557
Livre d’Hermès Trismégiste, le Corpus Hermeticum, version XVIème siècle : Hermès et le bien ne peut être dans ce qui est créé.


Traduction par Cristale :

le Bien ne peut être dans ce qui est créé

aussi en nulle autre n’est trouvé ce bien, fors qu’en elle. Car en toute autre chose, ou soit petite, ou soit grande, gît une chacune des susdites : et mêmement en celles, qui sont selon et en celui, qui est le plus grand et le plus puissant de tous autres animaux : c’est à dire, le monde attendu qu’il remplit tout ce qu’il engendre de passions et angoisses. Car aussi génération, est quelque passion.

Or ou il y a passion, bien ne peut aucunement consister, et ou il consiste il n’y a nulle passion : ainsi comme nous voyons que ou il y a jour, il n’y a point de nuit, et là ou il a nuit, il n’y peut avoir jour. Qui fait qu’il nous faille conclure, que bien ne peut être en ce qui a génération, mais seulement en ce qui n’est point engendré.

Mais tout ainsi que toutes choses participent de la matière, aussi pareillement est le monde bon par participation de bien. Je dis bon, en tant que toutes choses procèdent de lui, duquel côté il est estimé bon, et non en toutes autres choses. Car en premier lieu, il est paisible, et mobile, et par ce moyen cause de toute passion.

L’homme aussi à la comparaison de mal, participe de quelque bien : au moyen que nous appelons le bien qui est es hommes, ce qui n’est pas trop mal, ou ce qui est moins mal. Qui fait que notre bien ne soit autre chose, que la minime part et portion de mal. Et pour autant s’ensuit que ce bien ne peut