
Traduction par Cristale :
L’argument huitième du chapitre suite I.
sinon qu’avecques craincte de Dieu, et honte religieuse. Car cela a esté de Dieu ordonné et permis, à fin d’imiter sa divine fertilité.
Mais pour raison que la plus grande part des hommes, ignorent ces mystères, prophanent les loix divines, et à la façon des bestes brutes traictent ces mysteres avecques grande irreverence, comme gens insensez, furieux, et hors du sens, à cause de quoy à grand’ difficulté ose l’on maintenant y penser, n’y en parler, de honte qeu l’on en a. Et ce principallement pour autant que les desordres, confusions, et irreverences, des hommes envers la venerable ordonnance de Dieu, s’ingerent beaucoup plus tost à noz sens, et pensées, que la saincte, incontaminée, et sans souilleure.
Et pour raison qu’il est donné à peu de gens avoir entier sens et raison, ie suis d’avis qu’il en soit peu parlé, et encore moins pensé.
En apes Mercure adiouste, que Dieu à sur toutes autres creatures de ce monde à l’homme seul de party et octroyé intelligence et discipline, à celle fin que du costé qu’il est immortel et divin, peust fuir et eviter les vices, lesquelz pourroit autrement facillement encourir, au moyen de la mixtion et meslée de ceste masse corporelle avecqeus la divine.
Car à raison du corps et de ceste partie dissoluble, il ne se peult faire autrement que les desirs et convoitises, et autres vices de l’ame ne tombent es espritz humains.
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