
Traduction par Cristale :
L’argument du troisième chapitre.
ayme d’affectueux amour, loué finablement de perpetuelle action de graces, de l’avoir doué de tant et si excellens dons. Car (come il luy plaist dire) l’homme a esté de Dieu faict et crée, à fin d’heriter divine nature, et en elle se transformer, en côgnoissant le genre des hommes et des Anges.
Il dit qu’il est crée ensemble avecques eux, les ayant des adôcques sa naissance pour ses guydes, et obtenant une nature prochaine des choses immortelles, marquée et cachetée, du marq de Dieu. Et est composé d’une part mortel, et d’autre immortel, l’une terrienne, et l’autre celeste.
Mais rememorant les dons et graces de divinité, il mesprise celle qui est terrienne, ayant son appuy sur la celeste et immortelle. Il souspire apres le ciel et le regrette : pour ce que par sa meilleure partie, se sen de la voir sa propre affinité, et naturelle alliance. Estant toutesfois mis au mylieu du monde, il s’allie avecques soy par le lien de charité toutes les choses, esquelles se cogoist par l’ordonnance divine estre necessaire, à fin qu’en aymant ce qui est à luy inférieur, soit aymé des choses supérieures.
Il dit en outre que entre tous animaux, Dieu seulement aorne et illustre les sens humains, pour avoir l’intelligence de la divine raison, et que l’intelligence que nous avons, nous est donnée de Dieu, à fin de le recognoistre et faire sa volonté, et ceste intelligence est la partie de l’homme celeste et immortelle, et qu’elle surpasse la nature de toutes les choses de ce monde,
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