Livre d’Hermès : description du lieu des Bienheureux

Livre d’Hermès Trismégiste.

Corpus Hermeticum version XVIème siècle

Lug Alc

Livre du corpus hermeticum d’Hermès Trismégiste dans sa version du XVIème siècle, par privilege du Roy,Hermès, description du lieu des Bienheureux.

Celuy qui ainsi veult être vu et contemplé. C’est celuy qui ne s’entend d’oreilles humaines ni ne se voit des yeux corporels
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73. Livre d’Hermès : description du lieu des Bienheureux
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Corpus Hermeticum de 1557 - 177.1 ko
Corpus Hermeticum de 1557
Livre d’Hermès Trismégiste, le Corpus Hermeticum, version XVIème siècle : Hermès et la description du lieu des Bienheureux.


Traduction par Cristale :

Description du lieu des Bienheureux.

Celuy qui ainsi veult être vu et contemplé. C’est celuy qui ne s’entend d’oreilles humaines ni ne se voit des yeux corporels, ni ne se prononce de langue : mais la seule pensée est, qui le peut voir et proférer. De manière que pour ce faire il te faut en premier lieu dépouiller la robe que tu portes, qui est le vêtement d’ignorance, le fondement de malice, le lien de corruption, le voile ténébreux, la mort vive, le corps mort sensitif, le sépulcre tournant de tous côtés, le larron finablement [1] domestique.

Lequel procure haine et rancune quand il flatte, et lors qu’elle est procurée, conçoit une envie à l’encontre de toi.

L’ombrage donc duquel tu es environné est de telle sorte, que tu n’as plus mortel ennemy que celuy là. Lequel s’efforce continuellement de t’attirer et fléchir à soi, et t’abaisser contre bas, craignant qu’en contemplant la beauté de vérité et le prochain bien, tu ne conçoives haine à l’encontre de sa déloyauté, et ne prévoies à quelques fois les embûches qu’il te dresse, et continuellement machine contre toy.

C’est celuy qui hébète, et trouble la vivacité des sens intérieurs : et la matière crasse qui la suffoque, et enivre d’une abominable et ennuyeuse volupté, tendant toujours à ce que tu ne puisses jamais ouir ne voir ce que doit être oui à bon endroit, et vu sur toutes choses, et contemplé des yeux intérieurs. L’ar-

[1] Finalement