
Traduction par Cristale :
Argument du douzième dialogue suite.
et arrest de Dieu, ilz endurent à bon droit, et souffrent les peines à eux deuës pour leur ignorance. Les gens de bien au contraire sur lesquelz raison et entendement (qui est l’image de toute beauté et bonté) dominent, reçoivent le bien, que ce divin decret et fatalle destinée leur a adiugé. Parquoy il fault penser estre impossible de l’eviter, au moyen que ce n’est autre chose que la loy divine. Mais on peut bien fuyr les maux, qui suyvent iniquité.
Mercure en apres estant inspiré de l’oracle divin, dispute de plusieurs choses, asseurant avoir sceu (su) ce qu’il dit, par divine inspiration. Il loüe fort les deux dôs (dons) de grace, que sur toutes autres creatures de ce monde, Dieu a conferé à l’homme, sçavoir est, entendement, et la parolle. Il declare puis apres les oracles que son bon ange et celeste esprit, son inspirateur, luy a divinement inspiré, comme de Dieu, du Verbe, du monde, et de la matiere.
Il dit finablement n’estre rien en ce monde, qui soit privé de vie, ou qui soit mortel : mais plus tost, qu’il le fault estimer seulement dissoluble, et qu’il ny a rien immobile. D’avantage, qu’entre toutes choses dissolubles, en maintes sortes Dieu se ioint et se communique à l’homme seulement, en monstrant comme en delaissant les choses sensibles, il se peut esleue pour comprendre Dieu.
Commentaires sur Livre d'Hermès : argument du douzième dialogue suite
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