
Traduction par Cristale :
Arguement du sixième chapitre suite I.
de vertu, met ius, et desprise les cupiditez des choses reculées de vertu, comme possessions, le corps, le sens mesme et effection de convoitise.
Car l’homme (selon son opinion) deust estre et avoir esté iusques icy, comme l’intention de raison conduit l’esprit : tellement que par divine contemplation ne tint conte de la partie mortelle, que luy a conferé Dieu, pour contregarder et regir le monde inferieur.
A’ la fin Asclepius devine ne debvoir aucun estre apres nous, qui compreigne la pure et vraye philosophie de la cognoissance de Dieu. Ce qu confermant Hermes, monstre la cause pourquoy doit l’homme apprendre les mesures et compassemens de la terre, c’est-à-dire Geometrie : ensemble les qualitez, quantitez, profondeurs de la mer, la force et vertu du feu, et les natures et proprietez de toutes ces choses : c’est-à-dire, la totalle philosophie des nombres, des globs ou rondeurs celestes, et toutes autres choses naturelles. C’est à scavoir, à fin qu’il admire, adore, et collaude l’art et divin entendement, le facteur de toutes choses. Disant cela estre l’entiere et parfaite philosophie, qui seulement depend de divine religion : et de cognoistre l’ordre de toutes choses, qu’une chacune a obtenu par ordonnance divine, estre la vraye musique, et accord.
A’ cause que tout cela estât raporté à raison l’ouvrier de toutes choses, fait un tres doux et tres harmonieux accord à la divine melodie. De maniere qeu la vraye et pure philosophie, de nulle importune curiosité
Commentaires sur Livre d'Hermès : arguement du sixième chapitre suite I
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