
Traduction par Cristale :
Le bien et le mal
incorporelle ne se peut apparaître à celle qui est corporelle : tout ainsi qu’il y a différence du semblable au dissemblable, et une contrariété du dissemblable au semblable.
Au surplus il faut savoir que unité est le commencement, la racine, et origine de toutes choses, et que sans quelque commencement elles ne peuvent être, ni avoir été. Lequel dépend non d’autrui mais seulement de soi même. Cette unité donc est le commencement, et contient en soi et engendre tout nombre, de nul ni comprise, ni engendrée. Car aussi, tout ce qui est engendré ou créé, est imparfait, divisible, muable, croissant, et décroissant. Mais à ce qui est parfait ne peut rien de tout ceci échoir. Or tout ce qui prend accroissement, le prend de la puissance et vertu de cette unité : mais au contraire tout ce qui s’amoindrit, se fait par sa propre imbécillité et imperfection, à savoir lors qu’il ne peut plus contenir unité.
Que toutes ces choses ici donc, mon fils Tatius, soient, tant qu’il te sera possible, écrites devant tes yeux, ainsi comme quelque image de Dieu. Laquelle si en toi même regardes diligemment, et la connais de tes yeux intérieurs, crois moi que par son moyen trouveras la droite voie pour lassus [1] monter au ciel, et qui plus est, elle même t’y conduira. Car l’intendance, et élévation d’esprit aux choses divines, obtient ...
[1] Au ciel, en haut, là-haut
Commentaires sur Livre d'Hermès : Le bien et le mal
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