Livre d’Hermès : La différence qu’il y a entre ce qui est vivant et ce qui est éternel

Livre d’Hermès Trismégiste.

Corpus Hermeticum version XVIème siècle

Lug Alc

Livre du corpus hermeticum d’Hermès Trismégiste dans sa version du XVIème siècle, par privilege du Roy,Hermès, différence entre ce qui est vivant et ce qui est éternel.

doué d’immortalité comme de son propre et naturel père, toujours vivant comme luy et étant immortel.
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76. Livre d’Hermès :  La différence qu’il y a entre ce qui est vivant et ce qui est éternel
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Corpus Hermeticum de 1557 - 183 ko
Corpus Hermeticum de 1557
Livre d’Hermès Trismégiste, le Corpus Hermeticum, version XVIème siècle : Hermès et la différence entre ce qui est vivant et ce qui est éternel.


Traduction par Cristale :

La différence qu’il y a entre ce qui est vivant et ce qui est éternel.

et est de luy gardé, nourri, et doué d’immortalité comme de son propre et naturel père, toujours vivant comme luy et étant immortel.

Or y a il grande différence entre de ce qui est toujours vivant, et ce qui est sempiternel, au moyen que ce qui est sempiternel ne fut oncques [1] fait d’autruy, n’y a eu commencement aucun : ains seulement conciste de soy même.

S’il est doncques de soy même sans commencement, il ne fut jamais fait, mais se fait toujours. Car éternité se dit, en tant que toutes choses sont éternelles.

Dieu doncques père et autheur de toutes choses est de soy même éternel : mais le monde a été de luy fait et crée à toujours mais vivant et immortel. Et autant qu’il a conçu de matière en sa divine préscience pour la faire corporelle, et assembler en une masse pour faire toutes ses oeuvres, il a attrempé [2] en telle sorte et manière, qu’il a rendu tou sphéricq, en imprimant en icelle matière (étant immortelle, et ayant éternelle raison de matière) une qualité.

Mais Dieu père et créateur de toutes choses, étant garni de toutes espèces, à puis après mis et semé en cette sphère toutes autres qualités, l’environnant d’icelle et la remparant tout autour, comme d’une haye. Car il a voulu aorner [3], et magnifiquement parer ce qui est après luy le plus excellent, quasi muniant tout son corps d’immortalité, craignant que la matière dont il est fait

[1] Jamais

[2] Tempéré.

[3] Orner.