Livre d’Hermès : L’entendement et l’âme

Livre d’Hermès Trismégiste.

Corpus Hermeticum version XVIème siècle

Lug Alc

Livre du corpus hermeticum d’Hermès Trismégiste dans sa version du XVIème siècle, par privilege du Roy,Hermès, l’entendement et l’âme.

par tout çà et là, en delaissant l’ame à son iuste et merité supplice.
Envoyer cette page
Actuellement 113 connectés
Ajouter à vos favoris
 

Commentaires sur Livre d'Hermès : L'entendement et l'âme

97. Livre d’Hermès : L’entendement et l’âme
Pour le moment, aucun commentaire sur "Livre d'Hermès : L'entendement et l'âme".
Soyez le premier à apporter votre pierre à l'édifice de la connaissance, en mettant en partage vos richesses !
Corpus Hermeticum de 1557 - 175.1 ko
Corpus Hermeticum de 1557
Livre d’Hermès Trismégiste, le Corpus Hermeticum, version XVIème siècle : Hermès et l’entendement et l’âme.


Traduction par Cristale :

L’entendement et l’âme.

par tout çà et là, en delaissant l’ame à son iuste et merité supplice.

TAT : Comment dites vous cela mon pere ?

TRISMEGISTE : Pour autant, mon filz, que l’entendement se separe de l’ame, et l’ame de l’esprit, le vestement duquel entêdement est l’ame, et celuy de l’ame est l’esprit. Il fault, mon filz, que l’auditeur s’acorde avecques celuy qui parle. Parquoy entends que l’enveloppement de ces vestemens, se fait au-dedans du corps humain. Car de mettre un entendement tout nud en une masse de terre, est chose totalement impossible. Au moyen que l’ordure et infection terrienne, ne peult recevoir une chose si divine, ny soustenir une telle maiesté, comme est l’entendement, mise en un corps passible, et la conformer à luy.

L’entendement, doncques s’est accompaigné de l’ame, et s’en est revestu comme d’un vestemêt. L’ame pareillement qui est divine, use de l’ayde de l’esprit, lequel est diffus par tout l’homme entierement. Incontinent doncques que l’entendement est delivre de ce corps terrien, il prend incôtinent son propre vestement, c’est à sçavoir un corps de feu, duquel pendant qu’il en est revestu, ne se peult mettre en un corps terrestre, pour autant que la terre ne peult ce feu soubstenir ne porter. Car elle feroit tantost arse [1] par la moindre

[1] Arse, participe passé du verbe Ardre : Brûler, être en flammes.