Livre d’Hermès : Différence entre le regard de Dieu et celui du Soleil

Livre d’Hermès Trismégiste.

Corpus Hermeticum version XVIème siècle

Lug Alc

Livre du corpus hermeticum d’Hermès Trismégiste dans sa version du XVIème siècle, par privilege du Roy,Hermès, et la différence qu’il y a entre le regard de Dieu et celui du Soleil.

ô Tatius mon filz, est de se manifester, et se donner à cognoistre.
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90. Livre d’Hermès : Différence entre le regard de Dieu et celui du Soleil
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Corpus Hermeticum de 1557 - 171.5 ko
Corpus Hermeticum de 1557
Livre d’Hermès Trismégiste, le Corpus Hermeticum, version XVIème siècle : Hermès et la différence qu’il y a entre le regard de Dieu et celui du Soleil.


Traduction par Cristale :

Différence entre le regard de Dieu et celui du Soleil.

ô Tatius mon filz, est de se manifester, et se donner à cognoistre.

TATIUS : Ô mon pere, que vous m’avez tendu participant d’une belle vision. Car par icelle l’oeil de mon entendememêt est presque entierement purgé, de toute ordure.

TRISMEGISTE : Et non sans cause mon filz. Car le regard de ce bien, n’est pas semblable à celuy du Soleil. Celuy du Soleil corrompt et esblouist la veuë par sa trop grande lueur : mais celuy de ce bien, illustre et acroist celle de l’oeil interieur d’autant plus, que aucun peut plus parfaitement comprendre et apercevoir l’influance de sa splendeur intelligible. Laquelle certes est beaucoup plus subtile que celle du Soleil : tellement qu’elle remplist une chacune chose d’immortalité, et innocence. Ceux qui peuvêt abondamment puiser de ceste lueur, sont souventesfois transportez de leurs corps, et raviz en l’aspect de ceste grande et excellente beauté, côme Selius, et Saturnus noz predecesseurs se sont eslevez.

TATIUS : A’ ma volonté qu’ainsi soit il de nous mon pere.

TRISMEGISTE : A’ ma volonté, mon filz : Nous sommes toutesfoies encore par trop imbecilles et imparfaitz, pour ainsi se hault bien contempler. Mais lors pourrons nous eslever les yeux de nostre entendement, et parfaitement regarder ce tant excellent bien, avecques l’incorruptible et incomprehensible beauté d’iceluy, quand nous n’en parlerons point,