
Traduction par Cristale :
Argument onzième du dialogue.
Ioinct qu’il entend toutes choses facillement ou soient basses, ou soient haultes, et en cherche soigneusement tout le reste. Et qui est chose plus admirable, sans delaisser la terre, il s’esleve au ciel. Tant est ample la puissance et vertu de nature humaine. Parquoy nous oserôs bien dire et affermer que l’homme terrien est un Dieu mortel, et que le Dieu celeste est un homme immortel.
Il fault doncques pour toute resolution entêdre, que par la vertu de ces deux à sçavoir de l’homme, et du monde, sont toutes choses regies et gouvernées, ayans sur eux toutesfoys comme autheur et principal moderateur celuy, auquel sont toutes choses soubmises et asservies.
L’argument de l’unziesme Dialogue.
L’unziesme plein de haultz propoz, et sentences divines, declare comme eternité depend de Dieu, le monde d’eternité, le temps du monde : le changement, du temps : du changement, la mort et la vie. D’avantage qu’il ny a puissance, soit divine ou humaine, ou des choses superieures, ou inferieures, qui se puisse ou se doive acomparer à celle de Dieu, pour autant qu’elle est insuperable [1], et inifinie. Lequel il monstre par vives raisons et analogies, estre le seul et unique Dieu de nature : qui pource qu’il ne peult estre ocieux, faict sans cesse toutes choses.
[1] Qui ne peut être surpassé
Commentaires sur Livre d'Hermès : Argument onzième du dialogue
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